About me
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Anna Michalak, artist name Anna Chocola, was born in 1979 in France. Now living and working in Brighton (UK).
Artist and Freelance designer.
2003/2005 Studied at Aix-en-Provence School of Art (France) :
DNSEP ( final diploma – end of the 5-year course at Art School )
2000/2003 Studied at Pau School of Art & Communication (France) :
DNAP – Felicitations du Jury (Special Distinction)
1997/2000 Studied at Bordeaux University (France) :
Degree in English & American Literature, History & Culture
Her main techniques are drawing, painting, photography and textile sculpture, and often combined.
Anna is interested in a woman’s emotional relationship to her own body, incompatibility of dreams ,desires and ideals. Subconscious roots of the latter are complex and provide a fertile soil for experiment and creation.
Nature is also a great source of inspiration of shapes and movements. There is a kind of quest for the meaningful essence in simple compositions and at the same time a real pleasure in refining and detailing the technique. In a way, each piece has two levels of understanding: the graphic one and the relevance of the idea.
Her understanding of hopes and inner-conflicts concerning the body and our relation to nature was enlightened by anthropological essays about primitive myths, hence the importance of subconscious symbols. Overall her work describes the tough struggle of being human but also celebrates life and the amazing natural world.
“Toutes les cultures font du “système corps” un lieu privilégié de manipulations symboliques” D’Onofrio, anthropologue
La corporéité sexuée de l’imaginaire humain témoigne, aujourd’hui encore, de l’importance des mythes premiers, fondateurs des sociétés. Les formes mentales universellement comprises y prennent leurs sens. Elles se font écho d’une société àl’autre.
- l’autonomie des organes du corps, et plus particulièrement la fascination pour les attributs et organes sexuels.
- l’animalité de la femme, et son pouvoir de communion avec la nature.
- l’utilisation des rites chamaniques, magiques ou religieux pour apprivoiser le monde.
- l’importance de la parure et de l’ornement du corps. Le corps est en même temps le champ d’interrogation et d’intervention de l’humain.
J’ai choisi d’exploiter le langage de la parure et les codes de la volonté de séduction féminine. Car c’est selon moi l’expression visible de pulsions profondes et vitales, celle du Désir. Ce sentiment se donne àvoir dans le cadre et selon les codes définis d’une société. Je deviens une Circé de notre temps et de tous les âges, une sorcière des “charmes”. Le rôle d’intermédiaire qu’a toujours joué la femme sorcière entre l’humanité et sa dualité sauvage et mystique, est primordial dans ma recherche. L’interprète entre les forces invisibles et l’humain est également la victime des peurs de ce dernier. Elle semble tout comprendre de ce qu’il se cache àlui-même. D’une certaine manière elle personnifie le trouble et les angoisses de la condition humaine. Et c’est en ce sens qu’elle a le pouvoir de révéler et de donner “corps” aux formes inconscientes, primordiales, afin que chacun écoute ses grondements primitifs.
J’utilise les codes de l’apparat, et même des techniques associées àl’asservissement féminin telle que la broderie. Elles me servent àévoquer l’idée de “travail” dans la durée, et donc d’acharné et de vital, l’ampleur du désir. Comment la femme travaille-t-elle sa féminité ? La complexité du regard de la femme sur son propre pouvoir de séduction, sa construction, m’intéressent. Faut-il séduire pour dominer ? A quel moment est dévorée par son désir d’exister en tant qu’objet sexué ? J’explore les images qui construisent ces rapports, tout essayant de montrer l’emprise du désir sur un être.
J’ai d’abord travaillé la forme de manière à suggérer l’essentiel, c’est à dire tout et rien de reconnaissable. Recréer une nature, inspirée du Vivant microscopique, entre animal, végétal et symbolique du corps a été mon optique graphique. Je voulais l’évident et le méconnaissable pour parler àl’inconscient collectif. C’est en nourrissant ma pensée par la lecture de textes anthropologiques, que j’en suis arrivée à un ensemble de dessins et de sculptures textiles, qui souvent se mélangent.

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